Une ville de terre
Les villes anciennes de Djenné réunissent la ville historique et quatre sites archéologiques, avec une architecture adaptée aux crues saisonnières.

Photo : Ralf Steinberger — CC BY 2.0 (Wikimedia Commons)
Djenné et sa Grande Mosquée en banco, joyau de l'architecture soudano-sahélienne, sont classés au patrimoine mondial. Chaque année, le crépissage de la mosquée rassemble toute la ville. Son marché du lundi, au pied de l'édifice, est une explosion de couleurs et de produits du fleuve.
Meilleure période
Novembre à février ; le lundi pour le grand marché
Les villes anciennes de Djenné réunissent la ville historique et quatre sites archéologiques, avec une architecture adaptée aux crues saisonnières.
Le marché autour de la Grande Mosquée exprime l'importance historique de Djenné comme centre d'échanges dans le delta intérieur du Niger.
Le crépissage de la mosquée rappelle le lien étroit entre l'architecture de banco, le fleuve et la participation des habitants.
La ville est bâtie sur une île du delta intérieur du Niger, au bout d'une digue de 23 km ; un bac est nécessaire pour rejoindre l'axe Bamako-Mopti. Le climat est sahélien, avec 400 à 600 mm de précipitations annuelles. Les ethnies sonrhaï, peule, bambara, sarakolé, bozo, dogon et mossi y sont présentes.
C'est son architecture qui a valu à Djenné son inscription à l'UNESCO en 1988. Les bâtiments sont montés en banco, traversés de morceaux de bois appelés terrons. Les maçons, les barey, en sont les maîtres incontestés. Les maisons, généralement à un étage, présentent une façade toucouleur à auvent ou une façade marocaine ; les éléments de façade évoquent la famille, le nombre de pointes correspondant au nombre d'enfants.
Le tourisme pèse lourd dans l'économie locale : 15 000 visiteurs en 2005, pour 450 millions de francs CFA de recettes. Un rapport de l'UNESCO a identifié plusieurs menaces sur la vieille ville — délabrement des maisons, problèmes d'assainissement et constructions modernes en ciment qui dénaturent le tissu ancien.
IIIe siècle av. J.-C.
La région est déjà occupée : 65 sites archéologiques sont recensés dans un rayon de 5 km, dont Djenné-Djeno, Kaniana et Tonomba.
Fin du IXe siècle
La ville actuelle est construite par des Bozos, à proximité de Djenné-Djeno.
1280
Le roi Koi Komboro se convertit à l'islam et fait édifier la première grande mosquée.
XIIIe siècle
Djenné est intégrée à l'empire du Mali, puis conquise par l'Empire songhaï en 1470.
1591
Le sultan saadien Ahmed el-Mansour s'empare de la ville.
1819 puis 1862
Conquête par Sékou Amadou (Empire peul du Macina), puis par l'Empire toucouleur d'Oumar Tall.
1893
Prise par les troupes de Louis Archinard et intégration au Soudan français.
1988
Inscription des villes anciennes de Djenné au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Les conditions de déplacement, d'accès et d'ouverture évoluent : vérifiez-les auprès de sources locales et officielles avant le départ.
Centre historique de Djenné, Djenné
Djenné-Djeno, Hambarkétolo, Kaniana, Tonomba, Djenné
Contenu éditorial recoupé avec des sources patrimoniales et touristiques ouvertes.